C’est un combat compliqué.

Air Canada veut retirer Seats.aero du conseil d’administration. La compagnie aérienne affirme que supprimer son site Web pour connaître la disponibilité des sièges primes constitue une fraude informatique. Seats.aero n’est pas d’accord. Ils qualifient cela d’anticoncurrentiel.

La poursuite a débuté en 2023. Air Canada a fait valoir que le site de recherche avait violé ses conditions, enfreint la loi sur la fraude et les abus informatiques (CFAA) et détourné sa marque. Seats.aero a remporté une victoire rapide. Ils ont battu l’injonction préliminaire. Pourquoi? Parce qu’Air Canada ne pouvait pas prouver un préjudice irréparable.

Mais l’affaire a traîné pendant près de trois ans. Désormais, Seats.aero, dirigé par Chris Lopinto, le fondateur d’Expert Flyer, riposte avec des demandes reconventionnelles. Antitrust. Ingérence délictuelle. Concurrence déloyale. Air Canada veut que ces arguments soient rejetés, prétendant qu’ils sont arrivés trop tard.

Pourquoi la poursuite a commencé

Le procès a abouti devant les tribunaux du Delaware. Octobre 2019. Eh bien, le 19 octobre 2023.

Air Canada et son programme de fidélisation Aéroplan ciblaient Localhost LLC. L’accusation consistait à récolter des données via des robots. Le grattage d’écran et l’accès à l’API étaient impliqués. Seats.aero a utilisé ces données pour son outil gratuit et un service d’abonnement payant.

Air Canada affirme que cette activité surchargeait les serveurs. Ils disent que cela a provoqué des pannes. Ils disent que cela a mis à rude épreuve les relations avec les partenaires de Star Alliance.

Les conditions d’Aéroplan interdisent les scripts automatisés, les robots d’exploration et l’exploration de données. Ils interdisent totalement le contournement des mesures de blocage.

Seats.aero a cependant une défense.

  • Les données sont publiques. Tout le monde peut le voir.
  • L’API n’est pas le « site Web » couvert par ces conditions strictes.
  • De toute façon, c’est le système Amadeus qui gère le show. Alors, à qui appartient vraiment la souche serveur ?
  • Le taux de sièges.aero limite ses demandes. Une requête par seconde ne va pas détruire l’infrastructure d’une grande compagnie aérienne.

En fait, l’utilisation du site pourrait aider Air Canada. Si les utilisateurs consultent d’abord Seats.aero, ils n’accèdent pas directement à la page d’accueil d’Aéroplan. Moins de trafic. Moins d’accidents.

Et le problème du logo ? Air Canada appelle cela une dilution de marque et une publicité mensongère. Ils ont affiché une fois 265 000 itinéraires disponibles. De gros chiffres. Mais l’examen des résultats ne fait pas de Seats.aero une partie d’Aéroplan. Personne n’est confus.

L’impasse

Se sont-ils réglés ? Peut être. Le moulin à rumeurs a tourné. Mais la production de documents et les dépositions se sont terminées l’été dernier. Pas d’accord.

Les pourparlers de règlement ont échoué le 17 février. Seats.aero a embauché de nouveaux avocats. Puis vint le contre-coup.

Ils accusent Aéroplan de limiter le marché de la recherche de primes. D’intervenir dans les relations commerciales. C’est un du tac au tac classique. Air Canada dit qu’il est trop tard pour ajouter de nouvelles réclamations. La découverte était faite. Ajouter des éléments maintenant ne fait que tout retarder.

Seats.aero a déposé la requête juste dans les délais. Ils soutiennent que les réclamations découlent du même différend fondamental. Je parie que le tribunal en autorise certains. Peut-être pas toutes les théories antitrust. Mais quelques affirmations resteront probablement.

Pourquoi c’est vraiment important

La CFAA a une réputation d’abus. Auparavant, il permettait aux procureurs de criminaliser de simples violations des conditions d’utilisation. Pensez à violer les règles de MySpace. Cela s’est terminé. La Cour suprême a pris des mesures. Vous ne pouvez pas simplement accéder aux informations que vous êtes autorisé à consulter, pour une mauvaise raison, et qualifier cela de crime fédéral.

Mais Air Canada essaie toujours. Ils soutiennent que Seats.Aero est devenu interdit. Ou accessible après avoir été lancé. Le neuvième circuit affirme que le grattage d’un site public ne constitue pas une violation de la CFAA.

Est-ce que cela s’applique ici ? Peut-être pas de précédent contraignant. Mais c’est une bonne lecture de la loi. Nous n’avons pas besoin de délits fédéraux pour vérifier les sièges d’avion.

Et les marques ?

American Airlines a poursuivi Skiplagged pour cela. Et gagné.

Seats.aero utilise le nom Aéroplan. Et le logo d’Air Canada. Sur les résultats. Il n’y a ici aucune confusion pour le consommateur. Personne ne pense que la compagnie aérienne approuve cet outil. Cela ne nuit pas à la valeur de la marque. Cela aide simplement les gens à trouver des kilomètres.

Le tribunal doit décider qui a tort. Ou peut-être les deux.

Personne n’aime perdre des affaires. Les compagnies aériennes ont les poches bien remplies. Les startups ont de profondes rancunes.

Qui gagne maintenant ?