La réserve de parc national Nahanni est située au cœur du sud-ouest des Territoires du Nord-Ouest, loin de la ville la plus proche et plus près du bord de la carte. Créé en 1972, il couvre une superficie stupéfiante de 1 177 700 acres. Cela représente près de 477 000 hectares de terrain intact. Si vous recherchez un week-end rapide, cherchez ailleurs. Cet endroit demande du temps. Cela demande du respect. Cela exige que vous abandonniez la grille.
L’ensemble du parc est défini par une seule caractéristique. La rivière Nahanni Sud.
Cette rivière n’est pas qu’un plan d’eau. Il s’agit d’une artère de 350 milles qui traverse les monts Mackenzie avant de rejoindre la rivière Liard. Il coule vers le sud-est, creusant une roche qui existe depuis des millions d’années. Pour les voyageurs, cette rivière est le seul moyen réaliste de voir le cœur du parc. Vous ne pouvez pas conduire ici. Vous ne pouvez pas marcher depuis un parking. Vous arrivez en avion. Vous descendez en radeau. Vous survivez au voyage.
« Nahanni n’est pas un parc que l’on visite. C’est un endroit que l’on endure, puis que l’on comprend.
Le paysage est brutal et magnifique. La rivière descend des milliers de pieds sur toute sa longueur, créant certaines des eaux vives les plus spectaculaires d’Amérique du Nord. La majeure partie du parc est inaccessible par la route. Cet isolement est ce qui le rend spécial. C’est l’un des parcs nationaux les moins visités au Canada. Ce nombre diminue encore plus à mesure que l’accès devient plus spécialisé.
Trois grands canyons définissent le cours de la rivière. Ils sont profonds, étroits et terriblement raides. Les murs s’élèvent à des centaines de mètres de hauteur. La lumière n’atteint le fond de ces canyons que quelques heures par jour. Le silence ici est pesant. Cela a du poids.
La faune prospère dans cet environnement hostile. Le mouflon de Dall s’accroche aux falaises qui semblent impossibles à escalader. Les caribous migrent à travers les hauts plateaux. Les grizzlis se nourrissent le long des berges des rivières au début de l’été. L’air est rempli d’oiseaux : des aigles, des balbuzards pêcheurs et une variété de rapaces qui chassent les poissons de la rivière. Même la flore est unique. Les fleurs alpines s’épanouissent en éclats courts et intenses au cours du bref été, peignant la toundra en violet et en jaune avant le retour du gel.
Pourquoi aller à Nahanni?
Parce que c’est l’un des derniers endroits véritablement sauvages sur Terre. La logistique est difficile. Il vous faudra un hydravion ou un 4×4 à grande hauteur pour l’approche finale, selon la saison. Vous avez besoin de permis. Vous devez vous préparer à une météo qui peut passer du soleil à la neige en une heure. Le coût d’entrée est élevé, non seulement en dollars, mais aussi en efforts.
Mais la vue du haut d’un de ces canyons ? Le bruit de la rivière en contrebas ? L’ampleur des montagnes ? Rien d’autre n’est comparable. Ce n’est pas un endroit pour se détendre. C’est un endroit où l’on est impressionné. Et l’admiration est rarement facile. C’est généralement inconfortable. C’est là le point.
